Histoire de la commune

Les origines de Chantraine

La commune de Chantraine est née le 5 Avril 1892. Auparavant, le territoire qui la constitue faisait partie de la commune des Forges, cette dernière étant elle-même issue du Ban d’Uxegney, dépendant de la seigneurie de Darnieulles.

Dès 1884, le conseil municipal des Forges avait ouvert un bureau de section au lieu-dit Les Brosses. C’est sous ce nom qu’il avait été prévu d’ériger la section en commune, mais on lui préféra le nom de Chantraine – lieu-dit composé d’un étang, de terrain marécageux en amont et de terres agricoles – vocable dérivé du latin CANTA RANA, c’est-à-dire « chante grenouille ».

La nouvelle commune se compose des lieux-dits Les Brosses, la Tranchée de Bains, Jean clément, Moscou, la Tante Valentine, Olima, La Camerelle, La tapagerie, à la garde de Dieu et bien sûr Chantraine. Dans la vallée d’Olima, on trouve Bois-le Duc (ancien fief ducal de Lorraine) d’une superficie de 43 hectares et Beau-Désir, enclave privée en forêt domaniale.

Au nord s’étend le bois de Louvroy d’une superficie de 67 hectares. A la limite de la commune avec Renauvoid, on trouve le Chaud Côté et le Treize canton, c’est à dire le canton forestier numéro 13 défriché en grande partie après 1918 par les prisonniers de guerre allemands.

Par la suite, les Brosses deviendront la rue Jules Ferry. La Tranchée de Bains s’appelle aujourd’hui rue Général de Gaulle. La Tapagerie (terme évoquant le bruit des battants d’une forge) est transformée en Tabagie.

Des appellations sont disparues purement et simplement telles que la Garde de Dieu où l’on inhumait les morts en l’absence de cimetière, et Moscou baptisé ainsi par les grognards ayant subi le terrible hivers russe.

Des voies nouvelles verront le jour, telle la rue Général Leclerc ( à sa création Route militaire puis Grande Rue) depuis le carrefour avec la rue d’Olima jusqu’au sommet des Brosses. Et puis d’autres encore autour de la Tabagie et de la Camerelle.

Quand au Chemin des Princes, il prenait naissance entre Epinal et Saint-Laurent pour se terminer sur la route d'Uxegney. Il subsiste encore sous différents noms : Rue de Champbeauvert, rue Ponscarne, chemin des Princes, rue Français, rue des Forges, puis emprunte le territoire de Golbey pour se perdre en forêt sous forme de sentier jusqu’au Bois-Labbé.

Le Rond-Point dit de Chantraine, rencontre du chemin des Princes (rue Notre-Dame-de-Lorette actuelle) n'a aucune existence légale, aucune construction ni domiciliation n'y faisant référence.