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Après la guerre de 1870, la construction de la ceinture fortifiée d’Epinal, l’extension des voies ferrées, puis le creusement du canal de l’Est et la construction d’ouvrages tels que la digue de Bouzey, nécessitent une main-d’œuvre abondante.
L’arrivée de familles ouvrières, d’immigrés italiens et allemands (alsaciens fuyant l’Allemagne) aux Brosses est mal acceptée par la population essentiellement agricole du centre des Forges. Il se produit une sorte de rupture avec le centre de la commune en raison de différent milieu, d’activité, de mœurs et même de langue. Bientôt des dissentiments se font jour. Les ouvriers des Brosses ne se sentent pas à l’aise à la mairie et demande l’erection de leur quartier en section. De leur côté, les cultivateurs du centre approuvent ce projet, trop contents de ce séparer de gens dont ils ne comprennent pas toujours le comportement.
C’est le 23 février 1873, que, pour la première fois, le conseil municipal, à l’unanimité, demande la création d’une commune regroupant les Brosses, Chanteraine et la tranchée de Bains.
En 1878, la situation n’ayant pas évolué, le conseil municipal demande au Préfet la nomination d’un adjoint aux Brosses et l’autorisation d’y tenir les registres d’état-civil.
C’est ainsi qu’à partir du 1er janvier 1884, la section eu son état-civil et son adjoint spécial en la personne de monsieur Auguste Leclerc.
Le 22 mai 1891, le conseil municipal sollicite avec assistance à la Préfecture la création d’une nouvelle commune. Le projet est accepté le 3 décembre 1891.
Les Forges cèdent à la nouvelle commune 620 hectares comprenant forêts, près, étangs, école, lavoirs, voies de communication, et un millier d’habitants.
Chantraine devra régler quelques annuités restants dues pour modification de chemin et construction de lavoirs. La mairie succède tout naturellement au bureau de section dans la maison d’école surmontée d’une cloche de place. Les habitants sont satisfaits, mais ils demandent plus : une église et un cimetière.
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